Le texte est entré en vigueur immédiatement et qualifie désormais le mariage d’enfant d’infraction grave non libérable, passible d’une peine pouvant atteindre sept ans d’emprisonnement. Les autorités peuvent engager des poursuites sans autorisation préalable d’un tribunal, la libération sous caution n’est pas automatique et les affaires ne peuvent être réglées à l’amiable.
Selon un rapport 2024 de UNICEF, 421 cas de conversions religieuses et de mariages forcés ont été recensés entre 2021 et 2024, dont 71 % impliquaient des mineurs. Afin d’éviter les procédures interminables, les dossiers liés à cette loi seront jugés exclusivement par des tribunaux de sessions et devront être traités dans un délai maximal de 90 jours.
La réforme vise à moderniser les lois de protection de l’enfance dans la province du Pendjab, à supprimer les inégalités de genre dans l’âge légal du mariage et à renforcer la lutte contre l’exploitation des mineurs.
Des responsables chrétiens ont salué cette décision, qu’ils considèrent comme une avancée attendue de longue date face aux enlèvements et conversions forcées touchant particulièrement les jeunes filles issues de minorités religieuses. Le député provincial chrétien Ejaz Alam Augustine a affirmé que cette réforme s’inscrit dans le respect des garanties constitutionnelles du pays ainsi que de ses engagements internationaux en matière de droits de l’enfant.