Mais au-delà des dons matériels, c’est un engagement profondément humain qui a marqué les esprits. Face à une nourrice nommée Karidja tenant dans ses bras un bébé de seulement deux mois, lui aussi victime du déguerpissement, Marcel Kouamenan a pris une décision forte : assurer la prise en charge de l’enfant jusqu’à son autonomie. Pour répondre aux besoins immédiats, il a remis une enveloppe de 100 000 francs CFA à la jeune mère et lui a demandé d’ouvrir un compte bancaire afin de poursuivre cet accompagnement dans la durée.
Visiblement ému par les conditions de vie des sinistrés, le président de REMEDES a rappelé que son organisation était déjà intervenue quelques semaines auparavant avant de revenir avec une aide plus importante. Il a indiqué avoir été particulièrement touché par la présence de nombreux enfants et de bébés nés dans cette situation de grande précarité.
« Lorsqu’une personne est dans le besoin et que nous avons la possibilité de l’aider, nous devons le faire », a-t-il déclaré, lançant un appel à l’ensemble des Ivoiriens afin que la solidarité se traduise par des actions concrètes.
Pour les bénéficiaires, cette assistance représente bien plus qu’une distribution de vivres. Didier Kouamé, représentant des victimes, a exprimé sa profonde reconnaissance envers REMEDES. Il a expliqué que, malgré le départ de plusieurs familles grâce aux soutiens reçus depuis le début de la crise, de nombreuses personnes demeurent dans une extrême vulnérabilité. Il a assuré que les dons seraient distribués avec transparence aux véritables sinistrés afin d’éviter toute infiltration.
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