Nigeria : 386 terroristes de Boko Haram et de l’État islamique condamnés à de lourdes peines de prison

Nigeria a franchi une étape importante dans la lutte contre le terrorisme. Le 10 avril dernier, un tribunal d'Abuja a condamné 386 personnes reconnues coupables d'activités terroristes liées aux groupes Boko Haram et à l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), selon l’ONG Portes Ouvertes.
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Ces condamnations interviennent dans le cadre d’un vaste procès ayant concerné près de 500 suspects. Les personnes reconnues coupables ont été impliquées à divers niveaux dans les activités terroristes : participation directe à des attaques contre des populations civiles, notamment chrétiennes, fourniture d’armes, financement ou soutien logistique aux groupes armés. Les peines prononcées vont de cinq ans d’emprisonnement à la réclusion criminelle à perpétuité.
L’ONG Portes Ouvertes s’est félicitée de cette décision judiciaire, qu’elle considère comme une avancée majeure dans la lutte contre l’impunité. Son expert juridique, John Samuel, a salué les efforts des autorités nigérianes pour traduire les auteurs de violences devant la justice et garantir une meilleure redevabilité.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par la persistance des attaques terroristes dans plusieurs régions du pays. À travers sa campagne « Afrique, unis contre la violence », Portes Ouvertes plaide pour une meilleure protection des victimes, des poursuites judiciaires équitables contre les auteurs d’exactions et un accompagnement des communautés affectées.
Malgré cette avancée, l’organisation appelle le gouvernement nigérian à renforcer davantage les mesures de sécurité. Elle souligne que les violences continuent de faire des victimes, notamment dans le centre et le nord du pays, et cite l’attaque survenue à Jos lors du dimanche des Rameaux comme preuve de la menace persistante.
Classé 17e dans l’Index mondial de persécution des chrétiens 2026 de Portes Ouvertes, le Nigeria demeure l’un des pays les plus touchés par les violences visant les communautés chrétiennes. Si les attaques sont historiquement concentrées dans les États du nord à majorité musulmane, elles tendent désormais à s’étendre vers le sud du pays, où réside une importante population chrétienne.