Figure majeure du narcotrafic international et recherché par les États-Unis, El Mencho était également accusé d’extorsions et de violences visant des responsables religieux, selon The Christian Post. De nombreux pasteurs évangéliques auraient été contraints de verser des sommes d’argent au cartel pour pouvoir exercer leur ministère ou ouvrir des lieux de culte, la peur de représailles empêchant la plupart d’entre eux de porter plainte.
Dans l’État du Chiapas, une centaine d’églises évangéliques ont été contraintes de fermer en 2024 en raison de menaces, de harcèlement et de l’insécurité croissante. Plusieurs communautés ont réduit leurs activités religieuses, limitant les offices à un seul jour par semaine et modifiant les horaires pour éviter les périodes jugées les plus dangereuses.
La communauté catholique a également été touchée. En 2023, des religieux et des fidèles du diocèse de San Cristóbal de las Casas ont été arrêtés par des membres d’El Maíz, groupe considéré comme proche du CJNG. L’année suivante, onze membres du diocèse ont été exécutés après avoir refusé de collaborer avec une organisation criminelle.
D’après le Centre catholique multidimensionnel, jusqu’à 80 % des assassinats de responsables religieux au Mexique restent impunis. Entre 2019 et 2026, treize prêtres ont été tués, les cartels percevant les figures religieuses opposées à leurs activités comme une menace directe.
L’ONG Portes Ouvertes souligne que raids contre des églises, enlèvements et assassinats continuent de frapper les communautés chrétiennes. Le pays figure ainsi à la 30ᵉ place de l’Index mondial de persécution des chrétiens 2026.